Cinémarseille

Un certain regard sur la ville

Affiche des Rencontres Cinéma de Manosque 2015

A Manosque, le cinéma fait de belles rencontres

Du 3 au 8 février se tiendront les 28e Rencontres Cinéma de Manosque. Organisées par l’association Œil Zélé, elles réunissent des cinéastes de tous horizons, pour une semaine de partage et de débats autour du cinéma.

« Un lieu où l’on essaie de parler du cinéma, non pas de le promouvoir, mais de parler de ce qu’il est en tant qu’art. » C’est ainsi que Pascal Privet décrit le festival qu’il a fondé en 1987. Chaque année, l’événement draine environ 7000 spectateurs venus de toute la région.

L’échange au cœur de l’initiative

Et ce festival, il l’a spécifiquement voulu non-compétitif. « L’intérêt, c’est de faire se rencontrer des cinéastes, de les amener à échanger. C’est plus difficile si on les met en compétition. » Pour lui, l’échange est ce qui fait la particularité des Rencontres de Manosque. Tous les réalisateurs sont présents sur place. Tous, ou presque. Le festival a en effet inséré dans sa programmation un film de Jacques Demy, disparu en 1990, « Peau d’âne », restauré par Ciné-Tamaris, la société de sa femme Agnès Varda et de ses enfants.

L’idée : échanger pour éveiller les esprits et proposer une vision du cinéma alternative, notamment auprès du jeune public, qui peut assister au festival dans le cadre du dispositif Lycéens au Cinéma.

Témoigner

Chaque année, Pascal Privet reçoit et visionne des centaines de films. Pour au final une programmation très resserrée d’une vingtaine de films. « Il faut choisir. C’est difficile. Je vois beaucoup de bons films qui ne sont pas sélectionnés. » Un choix dur, donc, mais nécessaire pour la cohérence et la qualité de la sélection.

La cohérence, parce que les organisateurs misent sur des films fortement ancrés dans des thèmes actuels : la laïcité (Iranien, de Mehran Tamadon), le vivre ensemble (Si c’était à refaire, de Caroline Garcia de las Bayonas), les luttes sociales (On a grèvé, de Denis Gheerbrant), la condition de réfugié (Les chebabs de Yarmouk, Axel Salvatori-Sinz)… Une façon de « témoigner de l’état du monde, qu’il soit à notre porte ou à des milliers de kilomètres » selon les mots de Pascal Antiq, délégué au développement culturel à Durance Luberon Verdon agglomération, dans le programme annuel des rencontres.

La qualité aussi. Parce que ce qui leur tient à cœur, c’est de donner un espace d’expression à des cinéastes talentueux, et peu connus. Qui peuvent venir aussi bien de la région, que du Japon, et avoir plus ou moins d’expérience (projection des films de fin d’année des étudiants du master des métiers du documentaire de l’université d’Aix-Marseille). Pendant une semaine, ils auront pour consigne de nous faire passer du réel à l’imaginaire, de l’imaginaire au réel.

Du 3 au 8 février, au Cinéma Le Lido, et au Théâtre Jean Le Bleu.

5€ la séance et 2,50€ pour les moins de 25 ans.

Photos : D.R.

 

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Camille Paix Camille Paix • 31 janvier 2015


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