Cinémarseille

Un certain regard sur la ville

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Rencontres du Cinéma Sud-Américain : les courts en compétition

Les courts-métrages ont encore une place de choix aux 18e Rencontres du Cinéma Sud-Américain. Animation, documentaire, fiction : toutes les catégories sont représentées. Cette année la sélection a été difficile pour l’équipe des rencontres. Pas moins de 150 films ont été envoyés. Seuls 11 ont été sélectionnés en compétition, venus des quatre coins de l’Amérique du Sud. Petit tour d’horizon d’un cru 2016 pour le moins éclectique.

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EL NINO Y EL MAR de Miguelangel Quintero

L’animation se taille la part du lion cette année avec quatre courts aux styles complétement différents. L’Argentine domine ici avec trois films sélectionnés : Pasionarias (Andrés Beltran Nossa), La Gallina Clueca (Maia Ferro) et surtout El Maquinador (Pablo Latorre). Ce dernier est sans doute par sa forme le plus original de la compétition. En effet, on pourrait parler d’un film « live » en stop motion. Aucun dessin, aucune image de synthèse. Seulement trois acteurs et une immense dose de créativité. « Le machiniste » donne vie à ses petites créations en vue de séduire celle qu’il aime. Loin d’être parfait techniquement, le court de Pablo Latorre, avant tout artiste plastique, possède un charme fou.

Mais la plus grande émotion vient du court métrage chilien Historia de un oso de Gabriel Osorio. Un film loin d’être inconnu puisqu’il vient de remporter… l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation ! Et ce petit bijou pourrait bien déjà avoir tué la compétition. Multipliant les techniques d’animation, ce film est bien plus qu’une « Histoire d’ours », évoquant aussi allégoriquement l’histoire du Chili. Un premier court rempli d’émotion. La petite larme et surtout le gros coup de cœur du festival.

HISTORIA DE UN OSO de Gabriel Osorio

Du côté des fictions, la sélection est bien plus inégale. El nino y el mar (Miguelangel Quintero) fait presque figure d’amateur face au très beau Volver (Ivan Luna). Les courts les plus intéressants sont cependant… les plus courts ! Avec Sed, la réalisatrice équatorienne Lucia Romero P. installe une ambiance oppressante et angoissante en quelques minutes. Un film minimaliste, sans parole, qui continue de nous hanter après la projection. La Mar Estaba Serena

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EL MAQUINADOR de Pablo Latorre

de Pablo Schulkin a également ses chances. En 8 minutes, le film arrive à raconter un moment de vie émouvant entre un jeune garçon et sa tante.

 

Dernier grand favori de la compétition, Extremos – Viaje a Karukinka, un documentaire argentin contemplatif et puissant. Les réalisateurs Federico Molentino et Juan Manuel Ferraro ont déjà été primés pour ce court intéressant mais peut-être un peu trop… long.

 

LISTE DES COURTS-METRAGE EN COMPETITION :

Cuerpo que Flota (Damian Cano – Mexique)

El Maquinador (Pablo Latorre – Argentine)

El Nino y el Mar (Miguelangel Quintero – Venezuela)

Extremos – Viaje a Kurukinka (Federico Molentino et Juan Manuel Ferraro – Argentine)

Historia de un Oso (Gabriel Osorio – Chili)

La Gallina Clueca (Maia Ferro – Argentine)

La Mar Estaba Serena (Pablo Schulkin – Uruguay)

Masacre en San Jose (Edgar Nito – Mexique)

Pasionarias (Andres Beltran Nossa – Argentine)

Sed (Lucia Romero P. – Equateur)

Volver (Ivan Luna – Colombie)

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EXTREMOS – VIAJE A KARUKINKA de Federico Molentino et Juan Manuel Ferraro

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court métrageFestivalRencontres du Cinéma Sud-Américain

Alicia Arpaia Alicia Arpaia • 24 mars 2016


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